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| La Megisserie | ||||||
Tout d’abord qu’est qu’une Mégisserie ? MÉGISSERIE : n. f. XIVe siècle. Dérivé de mégissier . Préparation, commerce des peaux mégies et, par extension, lieu où s'exercent ces activités. Industrie de transformation des peaux de petites dimensions, quel que soit le mode de tannage employé. MÉGIR ou MÉGISSER : v. tr. XIVe siècle. Issu de l'ancien français megier, « traiter, soigner », du latin medicare, « soigner ». Techn. : Préparer par tannage dans un bain de cendre et d’alun les peaux de mouton, de chevreau et autres peaux délicates utilisées en ganterie. |
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| La Mégisserie à Lodève, histoire d'une renaissance… | ||||||
La Mégisserie s'inscrit dans le patrimoine de la ville de Lodève et dans celui du département, de par ses origines et ses histoires intimement liées à celle du travail de la laine et des peaux. Edifié à la fin du XVIIIème siècle, au bord de la Soulondre, la Mégisserie fût tout d'abord un atelier de fabrique de drap appartenant aux frères Salze. En raison de la proximité de la rivière nécessaire au traitement des laines, Le quartier des Tines est choisi comme le site idéal pour l'installation de l'activité. Construit sur trois étages, le bâtiment comporte des ateliers pour le traitement et la teinture de la laine, un niveau réservé au séchage ainsi que des magasins de stockage. |
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Des archives du Sieur Sauclières, intendant du Languedoc et inspecteur des manufactures de Lodève, attestent dès 1774 de la fourniture de pièces de drap exclusivement destinées aux armées royales, par les nombreux ateliers situés dans ce quartier. On retrouve dans ce document la première trace de la famille Salze, propriétaire de la Mégisserie. C'est le cardinal de Fleury qui fait de ce privilège un véritable monopole accordé aux manufactures, en assurant ainsi la richesse de la cité. Bien après la période troublée de la révolution, on retrouve encore la trace du bâtiment, établi dans sa configuration actuelle, comme "atelier de fabrique de drap avec jardin et dépendances", propriétaire : Jean-Baptiste Salze (cadastre napoléonien, 1833). C'est en 1862, suivant le déclin général de l'activité, qu'un projet de transformation déposé en préfecture par MM. Trinquier Fils et Baduel, entérine le changement d'activité de l'atelier dit "de Fontainebleau" en tannerie / mégisserie. Cette activité de reconversion qui devient dès lors très répandue sur Lodève (Quai de la Mégisserie), en raison toujours de la proximité de la rivière, se poursuivra jusqu'au début du XXème siècle. Le bâtiment sera ensuite acquit par la famille Cayla, et fonctionnera encore un temps comme blanchisserie. Transformé en habitation il sera racheté en 1994 par la commune de Lodève et laissé inoccupé. Un projet de logements sociaux sera un temps envisagé, et ce n'est que fin 2003 que le projet de sauvegarde du bâtiment et d'établissement d'un gîte d'étape et de séjour voit le jour. Ce projet sera affiné pendant trois ans dans un esprit de véritable partenariat avec les acteurs locaux. La commune de Lodève puis la communauté de communes deviendront porteur du projet. Une association Lodévoise, "les Amis du Moulin à Paroles", à la recherche d'un lieu viendra rejoindre l'aventure. |
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Outre la mise aux normes nécessaire du bâtiment, le projet a permis la restitution de la façade du XVIII ème siècle (réouverture de fenêtres, et recréation des dispositifs de "jalousies", crépi à l'identique) en harmonie avec le pont classé de Montifort (XIVème siècle). L'intégration des éléments de la splendide charpente d'origine dans les chambres est également un des éléments majeur de ce projet. La volonté commune de redonner à ce lieu son image et de réaliser une véritable réhabilitation en collaboration avec les Bâtiments de France et la DRAC, a permis de le faire revivre dans le respect de la mémoire locale. |
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Anticipant la renaissance du bâtiment, le lieu n'est pas pour autant véritablement abandonné puisque le jardin accueille depuis quelques années, dans le cadre du festival "les Voix de la Méditerranée", des concerts et des "siestes poétiques". A la réouverture du site ces activités et d'autres manifestations culturelles y seront maintenues en partenariat avec le musée Fleury. Les travaux qui ont débuté en juin 2006 s'achèveront à l'été 2007, permettant d'offrir sur le Lodévois un nouveau lieu d'hébergement et de culture adapté à l'accueil d'un public très large. |
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